Curing et flooding : de quoi parle-t-on ?
Le curing (de l’anglais to cure, soigner) vise à faire supprimer un contenu à la source, ou au moins à le faire disparaître des résultats de Google. Le flooding (to flood, inonder) vise à le noyer sous des contenus positifs mieux classés, pour qu’il recule dans les résultats.
Ces deux techniques ne s’opposent pas. Ce sont deux étapes d’une démarche plus large pour nettoyer son e-réputation, qui commence par un audit et une veille.
Le curing : faire supprimer un contenu négatif
Dans quels cas le curing est possible
Le curing s’applique aux contenus faux, diffamatoires, injurieux ou qui portent atteinte à la vie privée. Une critique fondée ne se supprime pas : elle se traite par une réponse publique, factuelle et rapide. Tenter de la faire disparaître est rarement possible et souvent mal perçu.
Comment procéder
- Contacter l’auteur ou l’éditeur du site. Demandez la correction ou la suppression du contenu, sur un ton factuel et sans menace. Quand l’erreur est de bonne foi, c’est la voie la plus rapide.
- Exercer son droit de réponse. Si le contenu reste en ligne, demandez la publication de votre version des faits.
- Signaler le contenu à la plateforme. Les réseaux sociaux et les sites d’avis ont leurs propres procédures pour les contenus faux ou contraires à leurs règles.
- Demander le déréférencement à Google. Le droit à l’oubli permet de demander le retrait d’un résultat associé au nom d’une personne, via le formulaire de Google. Google examine chaque demande au cas par cas.
Les limites du curing
- Le droit à l’oubli protège les personnes physiques. Une entreprise ne peut l’invoquer que pour un résultat qui cite nommément un dirigeant ou un salarié.
- Un déréférencement ne supprime pas le contenu. Il le retire des résultats de recherche, mais la page reste accessible.
- L’effet Streisand. Une série de demandes de suppression peut passer pour de la censure et attirer davantage l’attention sur le contenu visé.
Le flooding : faire reculer un contenu dans Google
Quels contenus publier
- Des articles d’expertise sur votre site et votre blog.
- Des interviews, tribunes et prises de parole dans la presse spécialisée.
- Des vidéos et des podcasts, qui occupent souvent des emplacements à part dans Google.
- Des profils complets sur des sites d’autorité : LinkedIn, annuaires professionnels, plateformes sectorielles.
Chaque contenu doit être utile, de qualité et optimisé sur la requête où apparaît le contenu négatif : nom de l’entreprise, de la marque ou du dirigeant. Bien structurés, ces contenus sont aussi repris par les IA génératives comme ChatGPT ou Perplexity, qui citent de plus en plus les marques dans leurs réponses.
En combien de temps
Le flooding est un travail de fond. Comptez plusieurs mois de publication régulière pour faire reculer durablement un contenu, selon sa position, son ancienneté et l’autorité du site qui l’héberge.
Les limites du flooding
- Un article de presse bien référencé résiste longtemps. Il faut souvent plusieurs contenus de forte autorité pour le dépasser.
- Les faux contenus sont interdits et contre-productifs. Faux avis, faux témoignages ou sites créés de toutes pièces sont des pratiques commerciales trompeuses, sanctionnées par la loi et par les plateformes.
- Le résultat doit être entretenu. Si la publication s’arrête, le contenu négatif peut remonter.
Curing ou flooding : lequel choisir ?
| Critère | Curing | Flooding |
|---|---|---|
| Principe | Supprimer le contenu | Le faire reculer dans Google |
| Pour quels contenus | Faux, diffamatoires, illicites | Légitimes, presse, non supprimables |
| Délai | Quelques jours à quelques semaines | Plusieurs mois |
| Résultat | Définitif s'il aboutit | Durable s'il est entretenu |
| Principal risque | Effet Streisand | Contenus de faible qualité |
Se faire accompagner
Curing et flooding demandent du temps, de la méthode et une bonne connaissance du SEO. Nos consultants combinent les deux techniques au sein de notre accompagnement en nettoyage d’e-réputation, de l’audit initial au suivi des résultats.



