Étape 1 : faire l’audit de son e-réputation
Les résultats Google et votre fiche établissement
Les réseaux sociaux
Les plateformes d’avis
La presse et les médias
Les articles de presse sont rarement supprimables, mais ils rankent bien et durablement. Identifiez-les tôt, car ils conditionnent la stratégie de l’étape 4.
À la fin de l’audit, classez chaque contenu : faux ou diffamatoire (à faire retirer), critique légitime (à traiter en répondant), ancien ou neutre (à diluer).
Étape 2 : mettre en place une veille
- Google Alerts : gratuit, couvre le web ouvert.
- Mention : ajoute les réseaux sociaux, les blogs et les forums.
- Hootsuite : centralise le suivi et la réponse sur les réseaux sociaux.
Étape 3 : faire retirer les contenus illicites (curing)
Le curing consiste à obtenir la suppression ou la correction d’un contenu. Il ne s’applique qu’aux contenus faux, diffamatoires ou illicites : une critique fondée ne se supprime pas, elle se traite.
- Contacter l’auteur ou l’éditeur du site. Demandez la correction ou la suppression, sur un ton factuel, sans menace. C’est la voie la plus rapide quand l’erreur est de bonne foi.
- Exercer son droit de réponse. Si le contenu reste en ligne, vous pouvez demander la publication de votre version des faits.
- Signaler le contenu à la plateforme. Réseaux sociaux et sites d’avis ont des procédures pour les contenus faux ou contraires à leurs règles.
- Demander le déréférencement à Google. Le droit à l’oubli (article 17 du RGPD) permet de demander le retrait d’un résultat associé à une personne, via un formulaire dédié. Les conditions sont strictes et Google arbitre au cas par cas, en pesant l’intérêt du public.

Étape 4 : reprendre la main sur les résultats (flooding)
Ce qu’on ne peut pas supprimer, on peut le faire reculer. Le flooding consiste à publier des contenus positifs et utiles (articles, prises de parole d’experts, vidéos, podcasts, profils sur des sites d’autorité) qui remontent dans les résultats et repoussent les contenus négatifs en page 2 ou au-delà. C’est un travail de fond : il demande du contenu de qualité, régulier et bien référencé, ainsi que des liens entrants.
Ces contenus ont aussi un second effet. Bien structurés, ils sont repris par les IA génératives comme ChatGPT ou Perplexity, qui citent de plus en plus les marques dans leurs réponses (être cité par les IA génératives).
Pour le détail des deux techniques, leurs limites et le choix entre elles, voir notre article sur le curing et le flooding.
Les erreurs qui aggravent une e-réputation
- Acheter ou rédiger de faux avis. C’est une pratique commerciale trompeuse, interdite par le Code de la consommation et sanctionnée par les plateformes. Si elle est découverte, elle cause plus de dégâts que l’avis négatif d’origine.
- Menacer l’auteur d’un contenu. Une mise en demeure agressive finit souvent en capture d’écran sur les réseaux sociaux.
- Ignorer les critiques fondées. Une réponse publique, factuelle et rapide à un avis négatif rassure davantage les prospects qu’une fiche sans aucune critique.
Quand se faire accompagner
Quand un contenu négatif touche le nom du dirigeant, revient régulièrement ou résiste aux démarches amiables, un accompagnement spécialisé fait gagner des mois. Découvrez notre accompagnement en nettoyage d’e-réputation.



