Pour continuer à consommer pendant la crise sanitaire, les consommateurs se sont tournés vers les sites e-commerces et les circuits courts. Pour preuve, pendant la période de confinement, Kantar observe une progression de +51% des dépenses en ligne.

La crise du coronavirus a conduit à de nouveaux usages et a entraîné de nouvelles opportunités pour certaines entreprises. À la suite de ce bouleversement, nous pouvons lister les chiffres clés et les 3 tendances sur le secteur du e-commerce.

1) Le e-commerce en plein essor

Selon les données de Kantar, pendant le confinement de mars à mai 2020, plus de 2,4 millions de nouveaux consommateurs ont été séduits par l’e-commerce et ont réalisé des achats en ligne, soit une augmentation de 15% par rapport à l’année 2019 sur la même période.

D’après l’étude menée par la FEVAD, en France, sur la période du confinement, la part des ventes de biens de consommation en ligne est passée de 6,8% à 10%. Voyant ce nouveau contexte économique, de nouveaux e-commerçants se sont développés. Ainsi, nous observons une augmentation des sites B2C de plus de 7,7%.

Les commandes en ligne ont bondi et ont maintenu leur pic de croissance jusqu’à atteindre + 96% dans la seconde moitié d’avril. Ces achats se concentrent essentiellement sur :

  • Des achats alimentaires : drive, livraison à domicile, repas à domicile, etc
  • Des équipements professionnels : pour le télétravail
  • Des achats culturels : livres, jeux, jouets, etc

En revanche pour le non-alimentaire tel que la décoration, le luxe, l’habillement ou encore l’ameublement,  ces secteurs ont été fortement touchés lors du 1er trimestre 2020.

Le contexte actuel a favorisé les achats en ligne et l’essor du e-commerce va continuer de progresser et atteindre des niveaux plus élevés qu’avant la pandémie.

2) Impacts sur les comportements d’achats des consommateurs

À quoi ressemble les modes d’achats des consommateurs post-confinement ? Qui sont les nouveaux acheteurs sur le canal de l’e-commerce ? Les consommateurs ont-ils développés de nouvelles habitudes ? Avec la crise du covid 19, le changement a été immédiat pour certains, sous la contrainte, et les comportements de nombreux consommateurs seront sans retour en arrière. 

En France, ils étaient plus de 21 millions de consommateurs à être réticents aux achats en ligne. Aujourd’hui, certains privilégient le e-commerce pour réaliser leurs achats depuis le déconfinement. Depuis la pandémie, plus de 7% des consommateurs ont déclaré avoir effectué leurs toutes premières courses alimentaires en ligne et 30% prévoient de maintenir ce mode de consommation (Source : La FEVAD).

Cependant, à cause de l’incertitude financière (chômage, activité partielle, licenciement économique, faillite, etc) qui menace en France et dans de nombreux pays, un contexte particulièrement difficile s’est développé provoquant des impacts sur les perceptions et les comportements des consommateurs. 

Ces perspectives économiques obligent les consommateurs à :

  • Privilégier la recherche des promotions et offres dans le but d’obtenir de meilleurs prix
  • Augmenter les achats de produits discount, locaux ou encore de distributeurs
  • Réduire tout type d’achat non essentiel : haut de gamme, luxe..

A travers ces nouveaux comportements, l’étude du cabinet d’Alvarez & Marsal (A&M) a distingué quatre grands profils de consommateurs en France et en Europe :

  1. Les « prudents » : les consommateurs ayant réduit considérablement certains coûts dans l’attente de revenir à l’état normal.
  2. Les « constants » : les consommateurs pour qui le niveau de dépense reste inchangé malgré la crise.
  3. Les « hibernants » : les consommateurs qui ont arrêté les dépenses qu’ils pensent inutiles et non essentielles pendant la crise.
  4. Les « optimistes » : les consommateurs qui ont augmenté leurs niveaux de dépenses pendant la crise.

3) Impacts sur les stratégies des distributeurs et e-commerçants

Compte-tenu de la croissance du nombre d’acheteurs en ligne, les détaillants devront s’adapter aux évolutions des comportements de leurs clients. Les acheteurs de tous âges s’attendront à plus de flexibilité et d’immédiateté. Les grandes marques se doivent alors repenser leurs offres. De grandes enseignes tel que Decathlon, meilleur e-commerçant 2021 (articles de sport), Bricomac (bricolage), ou encore Jules (vêtements) – l’ont bien compris et ont déjà commencé à revoir leurs options de livraison notamment en mettant en place ou en revoyant des solutions tel que le click and collect, le drive ou le retrait de commande.

Les enseignes alimentaires sont eux aussi concernés, et nombre d’entre elles ont déjà revu leurs services logistiques vers le « click and collect » et la livraison.

Les e-commerçants ont compris que l’une des clés de succès est la facilité d’achat pour les consommateurs. A noter, la fiabilité de la livraison est tout aussi importante. Par conséquent, un bon parcours client est essentiel et de nombreuses entreprises décident d’ajuster leurs sites pour accueillir les nouveaux arrivants. (découvrez notre article sur comment analyser un parcours client – 4 suggestions).

La France va redessiner son économie. Les spécialistes, parlent d’une France à 2 vitesses, avec une année plus difficile en 2020 mais aussi plus dynamique que 2019. Le prix sera la principale inquiétude pour les foyers qui verront leur pouvoir d’achat diminuer. Les consommateurs auront alors tendance à délaisser les commerces de proximité au profit cette fois-ci des grandes surfaces et du e-commerce alors plus compétitifs.

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